jeudi 2 février 2017

I Want To Be The President (Electrelane)

Monsieur Fillon.
Monsieur François Fillon.
François.
Trou du cul.

Quelle semaine n'est-ce pas? Et il faudrait encore que les collègues "tiennent" quinze jours...
 Mais pour attendre quoi? Que les Français dans leur grande gentillesse aient le temps de passer à autre chose?
NON.
Qu'on leur serve un événement divertissant et hop, aux oubliettes l'affaire Pénélope.
NON.

Monsieur Fillon, nous ne sommes pas passés loin de l'immunité, hein?

Mais NON.

Cette grande officine de l'ombre qui a éliminé DSK à grands coups de fellation forcée, sorti Cahuzac du gouvernement, lui qui, pourtant, vous avait bien fait sourire avec son mensonge éhonté devant "La France toute entière", éjecté Thévenoud et sa phobie administrative (lui, c'est un peu mon champion intercatégories niveau fils de pute.), démasqué Paul Bismuth, votre ancien employeur, et ses tentatives d'intrusion dans le système judiciaire (ce système que vous bafouez en prétendant qu'un complot vous frappe, à croire que vous n'êtes pas un justiciable lambda, un de ceux sur lequel on puisse enquêter afin de déterminer légalement s'il se rend coupable ou non d'une activité frauduleuse),  est la même qui désormais se penche sur votre cas.

Car oui François, chaque citoyen Français est susceptible d'être l'objet d'une enquête, d'un procès, d'une mise en examen et j'en passe. Preuves en sont vos nombreux collègues déjà entendus/Mis en examen/condamnés et réélus (coucou Balkany), ne serait-ce que votre ancien rival Juppé. Sacré Alain. Quel homme prophétique avec sa formule "Mieux vaut avoir un passé judiciaire qu'un avenir". Délicieux.

Il semblerait que les hommes de votre bord aient un penchant réel pour le pseudonyme, n'en citons que deux: Paul Bismuth, fdebeauce. L'anonymat pour des politiques avec de telles responsabilités, ce n'est pas ma conception de la transparence, de l'exemplarité dont devraient faire preuve ceux et celles payé(e)s avec de l'argent public. Ne peut prétendre à être un grand pseudonyme qui veut. Vous êtes plus Hallyday que Sullivan.

L'argent public justement. Parlons-en. Vous n'avez pas honte?

Votre épouse qui s'époumone depuis des décennies à crier à qui veut l'entendre qu'elle ne se mêle pas de politique, qu'elle ne travaille pas, qu'elle n'est pas votre assistance et qu'elle aimerait donner une autre image à ses enfants que celle de mère au foyer... payée quelques 800.000 de nos euros pour une activité qu'il vous sera, il me semble, très difficile à justifier. Vos enfants qui, eux aussi, ont bénéficié de la largesse du père en les embauchant pour leurs "compétences" d'avocats, ces chers petits pas encore diplômés, empochant 83.735 de nos euros. Beau taux horaire pour un job d'été.

Pour ce qui est des 100.000 euros pour trois notes de lecture, je ne me prononcerai pas trop, mais quand même, il y'a comme un petit air de Xavière Tibéri non?

Monsieur Fillon, je suis exaspéré.

Exaspéré d'avoir bientôt 36 ans et d'avoir grandi au rythme de mises en examens, petites condamnations, auditions et témoignage d'hommes politiques qui, malheureusement ne payent que petitement leurs exactions alors que d'autres se verraient lourdement sanctionnés pour tellement moins.

Copé, Hortefeux, Guéant, Juppé, Cahuzac, Thévenoud, Balkany, Dassault, Guérini, Harlem Désir, Xavier Duguoin et les 1200 bouteilles volées au Conseil Général de l'Essonne qui, peur de rien, souhaite succéder à Dassault à Corbeille-Essonne. Cette liste est tristement non-exhaustive, vous le savez mais, à part Cahuzac, jamais de prison ferme. Quel dommage et quelle honte pour la France.

Mr Fillon, vous vous êtes présenté comme le candidat de la rigueur, de l'exemplarité et aussi, comme le candidat pourfendant les assistés, ceux qui abusent de la générosité nationale.

Quelques 900.000 euros de générosité nationale qui ne pourront servir aux pauvres, au tissu associatif, à la solidarité territoriale, à l'aide aux migrants, aux chômeurs qui ont vu leurs usines fermer sous votre gouvernement et le suivant et tout ceux les ayant précédé, aux collectivités en difficulté, aux hopitaux trop endettés pour payer correctement ceux qui s'y donnent à en tomber malade, aux fonctionnaires qu'on aime tant insulter, aux profs épuisés et aux contrats précaires, tout ce à quoi vous alliez vous attaquer avec votre programme dangereux et nauséabond. Nauséabond comme des boules puantes.

900.000 euros Monsieur Fillon, c'est beaucoup. Pour moi, pour mes parents, pour mon frère, ma soeur, mes amis et ceux qui bossent en bas de chez moi, sur le marché de ma rue. 900.000 euros, ça fait 12 fours à pizza pour avion présidentiel. OH WAIT!!!

900.000 euros, ce sont 33 années de mon salaire. 33. Effrayant.

Fillon, tu m'as gavé. Tu m'as gavé au point que je te tutoie désormais car tu es une petite personne. Une petite personne comme celle qui a fait disparaitre 32 oeuvres et 625 meubles des résidences présidentielles sous Sarkozy (le même qui kiffe les pizzas en avion hein!), 1200 bouteilles d'une cave ne lui appartenant pas, le mec qui pique des postes de voiture la nuit, un violeur, un chauffard qui fauche un gamin, un dealer violent, un type qui bat sa femme, Donald Trump. En définitive, tu n'es qu'une racaille parmis les racailles, même s'il faut l'avouer, tu joues en première catégorie.

Le pire dans tout ça, c'est la percée du FN dans les intentions de vote. Un petit gout de 2002 me dérange. Le FN et Marine Le Pen refusant de rembourser la commission européenne quelques 300.000 euros pour.... un emploi fictif lui aussi. Ça va les copains? On dérange personne? Les électeurs du FN sont-ils vraiment vraiment trop cons pour penser qu'ils sont une alternative crédible aux fils de pute se succédant sans cesse depuis ma naissance?

Tu ne liras jamais ces quelques lignes d'exaspération mais, de mon côté, je me réjouis de savoir que ton fessier ne goutera pas aux 14 coussins de chez Kettal qui attendent sâgement à Bregançon le successeur de Normal 1er.

900.000 euros pour une famille vivant dans un château, quelle belle ironie.

Finalement, ton ex-employeur et toi-même êtes d'avantage Jean-Philippe Smet que Boris Vian, vos médiocres pseudonymes reflètent seulement votre morale médiocre, votre insondable hypocrisie.

Je me joindrai à Boris le jour venu, et j'irai, le coeur rempli de joie et d'entrain, cracher sur vos tombes.


François, je ne te salue pas.

Au fait, moi aussi, j'suis au Crédit Agricole.





1 commentaire:

  1. Saisissant !
    C'est bon de te lire, même si ça nous rappelle qu'on l'a dans le fion!
    je me joindrai à toi bien volontiers pour un beau mollard bien concocté, et deposé salement là ou il faudra !
    Chouchou.

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